Le mot de l'Editeur :

Siméon Nevzorov croupit dans une vie d’ennui peuplée de rêves de gloire et de fortune. Il ne s’offre pas le luxe de ses envies, manquant totalement de volonté et de courage. Sa route croise un jour celle d’une vieille tsigane. Elle lui révèle qu’il est né sous le signe du crâne qui parle : l’ibicus, et lui prédit : « Quand le monde s’écroulera dans le feu et le sang ( ), tu vivras des aventures extraordinaires, mais tu seras riche ! » Aussi invraisemblable qu’il y paraît, le petit cloporte sans envergure va profiter sans vergogne des affres chaotiques qui ébranlent le monde et accomplir sa prophétie. Une adaptation de génie d u roman d’Alexis Tolstoï, une fable noire sur la condition humaine.

Ce que l'on en pense sur Idée cadeau...

Ibicus raconte la vie de cet aristocrate au début sans histoire, pas très courageux, et qui par la force des événements russes semble perdre peu à peu ses illusions et peut-être son innocence. « trimbalé » d’une tragédie à l’autre, il est aux prises directes avec la cruauté des hommes, survit à chaque fois, mais y laisse des plumes, surtout celles de son âme.

Bref un très bel ensemble, mais vraiment pas pour rigoler. A part ça on adore toujours autant les dessins, ici en noir et blanc.

Critiques de lecteurs

Oui, je sais, le mot chef d’oeuvre est galvaude. On l’utilise a toutes les sauces. Et peut etre est-ce mon cas aussi ici. Cette bande dessinée est certainement l’une des BD les plus abouties que j’ai lu. Et ceci depuis un sacre bout de temps. Ibicus est un véritable roman graphique, une merveille.

Attirée vers Ibicus par d’autres BDs de Rabaté, et par des échos favorables, me voilà lancée dans le pavé. Parce qu’effectivement c’est un gros pavé, tout en noir et blanc, d’ambiance très sombre.
A la lecture l’impression ne se dément pas: l’histoire est sombre, très sombre. Où sont les maigres lueurs d’espoir? Ah si, quelques passades échangées dans un besoin mutuel d’humanité, voire même quelques sourires de femmes. Car si l’on parle avant tout d’argent et de survie au sein de cette tempête, de cette fuite hors de portée des bolchéviks, finalement, tout le monde recherche avant tout les faveurs de la gent féminine. Alors peut-on dire qu’Ibicus s’en sort avec les honneurs? Peut-être.
Le dessin porte admirablement le scénario, il le complète, l’enrichit.
Bref, noir, génial, dur. Une de ces BDs qui montrent que le genre est très loin d’avoir exploré tous les possibles, qui font le lien entre divers arts (peinture, littérature, bd), et vont au-delà.

BD en 4 tomes

Cette bande dessinée parle de : Aventure Historique Rabate Vent d'Ouest