Le mot de l'Editeur :

Les Oms (OmS en série) sont des animaux : « le meilleur ami du Draag », comme le dit l’expression consacrée. Ils vivent dans de jolies niches, et lorsqu’une mère met bas, on offre le petit à une autre famille. C’est ce qu’il advient de Terr, un Om tout à fait banal… mais qui se révèle unique en son genre lorsque son collier magnétique le branche sur les ondes du casque pédagogique de sa petite maîtresse, lui ouvrant les portes de ce qu’aucun Om avant lui n’avait encore effleuré : le savoir… Le langage des Draags d’abord, puis leur histoire, qui inclut celle de sa propre espèce… Comprenant que les Oms ont été capturés autrefois sur une lointaine planète et sont les familiers des Draags depuis que leur propre civilisation décadente s’est écroulée, Terr s’échappe et découvre que tous les Oms ne sont pas serviles… Débute alors une guerre d’indépendance qui, à son tour, marquera l’histoire des Draags… et des Hommes.

Ce que l'on en pense sur Idée cadeau...

OmS en série : Comme à l’accoutumée chez Wul, différents thèmes sont abordés, tant mieux pour le lecteur. Il faut dire que la première partie de l’album, quasiment consacrée au sort incongru réservé aux anciens habitants de la planète Terra, lasse assez rapidement. Question d’époque sans doute, car le sentiment de franche indignation causé par le traitement réservé à nos congénères se trouve légèrement émoussé (la sensation est renforcée par des dialogues parfois un peu fades). Traiter l’homme comme un animal domestique causerait-il désormais moins d’émotion qu’il y a un demi-siècle ? L’opposition entre la candeur cruelle des jeunes enfants et le laisser-faire désinvolte des adultes ne suffirait pas non plus à fournir un plat de résistance assez conséquent.

Heureusement, deux autres sujets (au moins) sont abordés dans cet album scénarisé par Jean-David Morvan : l’organisation des Oms pour tenter de s’affranchir de leur situation d’hommes-objets et le crève-cœur de Terr, qui après avoir été séparé de son frère jumeau est rejeté par une mère qui semble avoir oublié son existence. L’absence de solidarité initiale entre les communautés de rescapés humains et le rôle de procréatrice en série réservé à une femme ayant renoncé à sa personnalité en échange d’un confort matériel sont des pistes de réflexion consistantes. C’est à cette manière d’aborder différentes questions en extrapolant à partir de certains faits de société, y compris pour en exacerber les outrances, que les plus belles pièces d’anticipation sont reconnaissables.

Critiques de lecteurs

Les dessins d’Hawthorne se bonifient. Toujours classique, il y a une ambiance qui se dégage petit à petit de ce trait plutôt simple sans être simpliste. A la fois sombre et austère lorsqu’est narré le peuple des Oms autant que lumineux et large pour les Draags (mention spéciale d’ailleurs à Maître Shin et ses séances d’interrogatoire qui glace le sang)
Ainsi donc, Morvan, par un parti pris humaniste à singulariser les caractères de certains Oms, donne une dimension supplémentaire à une adaptation déjà très réussie d’un bouquin génial. (Et les scènes de l’interrogatoire parce que le lecteur a identifié l’un des interrogés, glace plus encore le sang !)

Ce second tome est tout aussi bon que le premier, le dessin s’améliore encore un peu (plus de détails au niveau des décors), le scénario est prenant et rythmé, on s’attache aux personnages.
On est plus dans l’action que dans la découverte cette fois.
j’attends avec impatience la fin avec le 3eme opus.

BD en 3 tomes

Cette bande dessinée parle de : Ankama Science fiction